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Stratiomynes
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| Nom |
Stratiomynes |
| Nom scientifique |
Stratiomys |
| Longueur |
jusqu'à 10 mm |
| Apparition |
été-automne |
| Ordre |
Diptères |
| Groupe |
Stratiomyides |
| Famille |
Stratiomynes |
Critère de reconnaissance de la larve
:
larve aplatie et fusiforme, tête bien visible, 12 segments, des
soies plumeuses à la partie postérieure du corps
Description
On retrouve cet insecte plutôt sous la forme de sa larve dans
les étangs et biotopes. L'insecte a un abdomen large et un peu déprimé,
dont les bords tranchants dépassent des ailes à droite et
à gauche. La trompe est rétractiles. Ce sont des insectes
qui volent sans bruit d'une fleur à l'autre et qui se tiennent très
souvent posés sur les plantes, au voisinage de l'eau.
Description de la larve
Les larves sont d'un gris brun terreux plus ou moins uniforme, et se
reconnaissent à leur corps fusiforme. Quelques espèces atteignent
jusqu'à 4 cm de longueur et plus, et pour une largeur de 7 mm au
moins. Le corps est un peu aplati ventralement, et diminue de largeur en
avant et encore plus en arrière, où les derniers segments
s'amincissent habituellement beaucoup. Sur les grands spécimens
comme celui pris en photo, le derrière n'est presque plus qu'un
long tube cylindrique se termine par une rosette de cils dentelés
entourant les stigmates respiratoires.
Comportement de la larve
En général, la bête rampe sur la vase ou la mousse
au bord de l'eau et maintient sa rosette de poils ouverte contre la surface;
mais lorsqu'elle descend dans l'eau, les cils se rapprochent les uns des
autres, enfermant une bulle d'air qui permet au ver de respirer un moment
sous l'eau. La petite tête noir de la larve est pourvue de deux crochets
dentés et ciliés, qu'elle agite en permanence, et dont elle
se sert pour s'accrocher et se tirer en avant, ainsi que pour chercher
des particules végétales qui constituent son régime.
Elles respirent à l'aide des stigmates postérieurs qu'elle
conduit à la surface de l'eau (comme une sorte de tuba postérieur).
Leur présence en grand nombre atteste d'une pollution organique
importante, avec prolifération d'algues et développements
bactériens importants.
Métamorphose complète
Les larves après avoir hiverné, sortent de l'eau au printemps,
et dans un abri quelconque près du rivage, subissent leur nymphose.
La peau de larve reste intacte, mais se racornit et devient dure. C'est
dans ce cocon que se développe alors une nymphe délicate
et relativement fort petite. A la fin de mai ou en juin, le cocon se fend
sur le dos et l'insecte parfait en sort. La nymphose à lieu à
la surface de l'eau ou directement sur le sol selon les espèces
qui sont à peu près une centaine en France dans les lieux
frais, humides ou marécageux.
Nourriture
Certaines espèces ont des larves aquatiques qui peuvent vivre
dans les eaux douces, salées ou thermales où elles ont un
régime phytophage ou zoophage. Les larves sont en général
herbivores (elles récupèrent les algues à la surface
des supports immergés) mais ils semblent que chez certaines espèces
elles soient prédatrices (elle s'attaquent alors au zooplancton:
daphnies, etc.)
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